Les arcs ne sont pas éternels et selon leur mode de construction, une casse peut survenir lorsque les contraintes dépassent leur résistance.
Ici le cas d'une poignée d'arc en bois qui a cassé à l'armement avec une puissance, plutôt modérée, de 30 lbs.
Les raisons de la casse sont multiples : chaleur (on était en période caniculaire), fatigue (l'arc est ancien), corde rigide (corde en Polyéthylène haute densité), absence de dispositifs d'amortissement des vibrations, flèches légères (entre 7 et 9 gn/lbs), faiblesse de construction, etc.
C'est la faiblesse de la construction que je souhaite pointer ici. La partie qui s'est cassée en 2 dans le sens de la hauteur est monoxyle, c'est à dire constituée d'une seule pièce de bois et ses fibres sont verticaux. Qui plus est, entre les 2 zones de contraintes importantes que sont la base de la branche supérieure et le creux de la poignée, se trouvent sur un même axe 3 faiblesses que sont les inserts de viseur et de Berger Button.
A l'inverse, sur cette autre poignée de la même époque, l'assemblage en lamellé collé réparti bien mieux les forces.
Les fibres de bois sont disposées en arc de cercle, les perçages ne sont pas alignés sur les mêmes fibres du bois.
La poignée bois qui a cassé était la seule construite de cette façon, peut-être une des dernières de ce type encore en fonction. Pour anticiper tout risque de rupture, n'hésitez pas à vérifier vos poignées bois et à écarter celles qui sont construites de la même manière que celle qui a cassé, elles sont définitivement inadaptées à une utilisation avec le matériel actuel.